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La qualité ou la quantité

 

 

 

Choisir la qualité ou la quantité, voici ce que m’a dit le médecin.

 

Choisir entre profiter de la vie ou la faire durer.

 

Je n’ai pas hésité.

 

Et me sont venus à l’esprit

 

-       ce nectar de Whisky Ardbeg au parfum si particulier qui me sort de moi comme si je vivais autre chose,

 

-       ces vocalises, arpèges et trilles des grandes cantatrices Montserrat Cabalé ou autres  Elisabeth Schwarzkopf comme dans « la flutte enchantée », de quoi oublier le monde dans lequel nous vivons pour flotter dans un ciel plein d’étoiles,

 

-       ces chœurs de basses de Boris Godounov de Moussorgski qui font vibrer du plus profond de soi,

 

-       ce cheminement si agréable provoqué par les mélodies de Brahms

 

-       ces enchaînements d’idées, si profonds, si subtils en même temps que si réels qui sont comme, …-  qui sont en fait -  le soubassement de ce que nous vivons tous les jours sans même y penser,

 

-       ces soirées entre amis où la joie, l’esprit, la musique s’expriment en pleine liberté,

 

-       ces lieux mêmes, à Vendôme, le coin de la rue, le bistrot au centre-ville, ces lieux marqués par les rencontres qu’on y a faites et parfois que l’on y fait encore Camille et Baya, Marie et Frédéric (ah cela c’est hélas du passé mais le lieu en est resté marqué !)

 

-       ces larmes qui me sont venues tellement spontanément devant la Joconde redécouverte après une opération aux yeux, et même ces larmes après la projection d’un film d’Agnès Varda tourné sur les lieux de mon enfance, Il est vrai que je pleure facilement mais ce sont là des larmes de joie,

 

-       Oui, je sais, il y a d’autres larmes, celles provoquées par la misère, la peur du lendemain. Et comment ne pas réagir quand l’oligarchie qui s’est imposée ne fait rien qu’envenimer les plaies de six millions de chômeurs, de nombre d’exploités, d’éreintés jusqu’à en être malades, etc.

 

-       cet emballement, cette ardeur, à vouloir changer un monde, eh oui, c’est aussi une joie, un moment de ferveur, un espoir si souvent déçu hélas, mais qui pourrait bien repartir sans prévenir. Il faut se dire que la pensée de l’homme n’est pas toujours à la hauteur de l’homme, mais il y a comme une passion, une nécessité, de tout faire pour y parvenir. Des larmes j’en ai parfois lors de manifestations interminables. Je me souviens d’être resté des heures à voir défiler la foule des syndicalistes à Nice lors de la rencontre pour le traité européen,

 

-       l’écriture de texte à l’accouchement parfois douloureux mais qui est toujours comme la reconstitution de l’essentiel de la vie, « des coups de gueule » comme dit Georges. Je crois qu’il y a là  quelque chose de vrai.

 

-       et puis ces enfants qui naissent et que l’on voit grandir, la fille de Patricia, encore minuscule dans les bras de son père, je la vois déjà jouant à huit ans, passant en courant au milieu d’un groupe d’adultes, puis à dix-huit ans, une belle jeune fille pour devenir enfin une femme accomplie. Je parle d’elle parce qu’elle est encore petite, toute petite, mais n’est-ce pas ce que j’ai vu avec Juliette, Chloé, Sacha, Lucas, Zélie et bien d’autres. Ainsi ai-je vécu non pas une vie mais mille vies et voudrais en vivre mille autres,

 

-       des vies différentes tout simplement parce que « l’homme est celui qui se fait, qui se transforme, qui se produit lui-même et qui fait donc finalement plus que se  reproduire »[1] Ainsi les hommes ne sont plus ce qu’ils étaient il y a vingt ou trente ans, les enfants ne sont plus ce qu’étaient leurs parents. Nous sommes toujours en pleine évolution avec un grand E et cela est d’une richesse inouïe.

 

Survivre ou vouloir plus que la vie

 

Alors à l’occasion de ces fêtes, je vous souhaite à tous de vivre ces mille vies au cours de la prochaine année.

 

Fernand COMTE

 

  23 décembre 2016

 

  Fernand@fernandcomte.fr

 



[1] Jean Luc Nancy, La Possibilité d’un monde. Paris, 2013, page 45

Pour la nouvelle année qui approche

 

Ils ont pris presque 10, 20, 30,  50 centimètres en moins d'un an : ce sont Juliette, Cloé, Zélie, Lucille, Eva, Iris ; d'autres prennent d'un seul coup une voix mâle de ténor ou de basse comme Thimothée, Noé, Adam, Lucas, Pierre ; ils sont suivis de près de quelques-uns qui découvrent avec enthousiasme le plaisir de la lecture, ce sont Madeleine, Sacha « C'est formidable de savoir lire » disait Madeleine. Il y en a même qui suivent de près ce sont Gustave, Adèle, Oscar, Marin et bien d'autres. La vie, c'est un changement continuel, une révolution.

Nous avions à Ouzouer le frémissement des blés d'or sous la brise comme une mer sous les matins calmes, nous avions le silence et le calme dans l'aube claire, nous avions le réveil des hérissons sous le bureau au printemps, nous avions le panache des queues rouge vif des écureuils cachant leurs noix dans la terre du potager, nous avions le soleil éblouissant de l'été, un ciel violemment étoilé en toutes saisons et une floraison envahissante de tous côtés.

Une sorte de paradis!

Mais d'autres trouvent le paradis ailleurs.

J'avais, quand j'étais au collège, un grand ami qui s'appelait Patrick. Après le baccalauréat il est entré à la Grande Chartreuse, il est devenu moine. Un moine particulier puisqu'il s'agit avant tout dans ce couvent d'une vie de solitude. Chacun d'eux vit dans une cellule, il est vrai assez spacieuse puisqu'elle comporte une chambre, un bureau, un atelier et même un jardin. Le moine y vit seul, il y prend même ses repas. Chez lui personne ne rentre, personne ne sort. Il ne participe à la communauté que dans l'office du matin où tous les Chartreux sont assemblés pendant une petite heure et le mercredi après-midi où ils vont en groupe faire une promenade dans la montagne et rencontrent alors ceux qui viennent les voir. Je suis resté des années, des dizaines d'années, sans voir et même sans avoir de nouvelles de Patrick. C'était prévu comme cela. On ne devait plus se voir. Mais un jour je suis tout de même monté sur la montagne, vu les moines, leur ai demandé des nouvelles de Patrick. Pas facile de savoir de qui il s'agissait: il avait pris un autre nom en rentrant au couvent. Alors pas de trace : était-il vivant ou mort ? Personne ne le savait. Etait-il resté ou avait-il quitté le couvent ? Personne n'était capable de le dire.

Une autre vie

 

Nous avons eu peur que Ouzouer soit peu à peu devenu aussi une autre vie.

Nous avions fait il y a vingt ans un retour à la terre, nous faisons aujourd'hui un retour sur terre.

Nous avons donc choisi Vendôme et les arbres plusieurs fois centenaires et aux formes si extraordinaires du parc Ronsard et de l'abbaye,  la rue passagère du centre-ville, le panorama du château, la prestigieuse abbatiale et même la mélodie du clocher qui marque les heures, laquelle avait enchanté mon enfance.

Nous avons choisi l'épicier espagnol, la boulangère familière et toute proche, la crémière qui connaît tous les fromages, le boucher, chevalier du Goûte boudin, le marché bio du mercredi, le poissonnier charentais et les rencontres fréquentes, les populations.

Nous avons choisi le Minotaure, la chapelle Saint Jacques et le ciné Vendômois.

 

Nous avons donc choisi une vie humaine.

Sur un autre plan nous avons voulu, sans doute ce qui nous tenait le plus à cœur : l'action à mener, le changement de société à provoquer, les gens à convaincre, les discussions à perdre haleine, les convictions à exprimer. C'est ici que se font les choses, une ville à taille humaine, une effervescence de projets, de volonté, de mouvements sociaux. Vous me direz, Vendôme ce n'est pas le bout du monde, eh oui, mais à côté d'Ouzouer, il n'y a pas photo.

 

Un troisième plan est sûrement le plus vivant. Il est évidemment lié au précédent, mais a du mal à s'exprimer, c'est évidemment celui de l'amitié. Oui nous avons autour de Vendôme sans doute notre plus grand centre d'amitié. C'est là une chose que l'on ne peut pas définir. Montaigne avait dit : « parce que c'est lui, parce que c'est moi » ; soyons honnête cela est bien dit, mais n'explique absolument rien, cela ne fait que dire la chose. Déjà un philosophe grec d'il y a deux mille cinq cent ans avait parlé des atomes crochus qui liaient les amis les uns aux autres. Eh bien cela ne donne pas plus d'explications. Cela donne seulement le fait. Pourquoi les amis Roland, Michel et Fernand que je viens de perdre ont-ils été pour moi pendant plus de cinquante ans une part essentielle de mon existence ? Pourquoi la dernière visite de Frédéric  juste avant sa tragique disparition est-elle devenue un événement capital de ma vie ? Rien ne l'expliquera.

J'ai envie de redire aujourd'hui ce que j'ai dit d'autres fois parce que c'est tellement vrai.

"Il y a de merveilleuses joies dans l'amitié, disait Alain. On le comprend sans peine si l'on remarque que la joie est contagieuse. Il suffit que ma présence procure à mon ami un peu de vraie joie pour que le spectacle de cette joie me fasse éprouver à mon tour une joie; ainsi la joie que chacun donne lui est rendue; en même temps des trésors de joie sont mis en liberté, et tous deux se disent : «J'avais en moi du bonheur dont je ne faisais rien. »"

Il y a ainsi dans la vie, des choses qui ne peuvent pas être mises sous les mots. Il y a comme une impuissance de l'écrivain, de l'écrivant, à rendre compte de ce qu'il ressent. Il nous faut pourtant le dire, ne serait-ce que pour permettre au lecteur, à l'écoutant, de se construire son monde sans doute quelque peu différent de celui de l'émetteur, mais lié à lui, et portant sa propre singularité.

Bonne année à tous.

 

Fernand COMTE

 18 décembre 2014

Fernand@fernandcomte.fr

 

Voir le blog www.fernandcomte.fr

 

 

La Mort d'un ami

 

 

 

 

 

 

 

La mort d'un ami, d'un ami de quarante-cinquante ans, c'est la fin d'un monde, la fin du monde, même si depuis des années nos relations ont eu quelques difficultés à s'exprimer. Parfois même avions-nous du mal à nous entendre au sens propre du mot,  parfois même ce n'était plus qu'une présence physique sans communication ni conscience. Et par à-coups un instant de lucidité. Merveilleux! Quelques miettes ramassées après un banquet fabuleux!

 

La fin d'un monde qui ne reviendra pas, désormais c'est certain, un monde fait d'échanges, de dialogues, de voyage, de vie partagée, de projets communs.  De longues conversations, - oui même des nuits entières, - des commentaires sans fin sur le séminaire de Jacques Lacan auxquels il s'efforçait d'être fidèle, des avis différents parfois mais toujours acceptés par l'autre comme un cadeau. Fernand avait parfois le talent d'amener une idée, un mot, surprenant, sans bien dire s'il était d'accord ou non. Et la conversation continuait, ce n'est que longtemps après qu'on se rendait compte que cela faisait partie de ses convictions, ou bien que ce n'était qu'une interrogation.

 

Fernand avait cette rectitude, cette stature, cette recherche perpétuelle qui fait l'essentiel de la vie. Il était toujours  en mouvement, toujours dans l'interrogation. Un jour il m'a proposé d'écrire un article. Il s'y est mis, y a beaucoup travaillé, mais n'a jamais conclu. Naturellement il voulait que cela soit parfait et quand on écrit, ce n'est jamais parfait. On corrige, on corrige, on corrige toujours, mais à un moment il faut s'arrêter de corriger. Et cela Fernand n'était pas capable de le faire. La traduction lui convenait mieux parce que dans ce domaine il y a une limite, le texte à traduire. On ne va pas plus loin.

 

Je crois qu'il aimait particulièrement enseigner et il la fait le plus longtemps possible. Ce qu'il appréciait par dessus tout était le contact avec des jeunes, le contact avec qui n'est pas tout-à-fait du même  monde, même s'il restait toujours "droit dans ses bottes". Mais cette expression a pris depuis quelque temps une résonance désagréable. Elle ne l'a pas chez moi.

 

Fernand était un créateur d'amitiés car nous seulement il se faisait des amis, mais il faisait que ses amis se fassent des amis entre eux. Il est rare ce don pour que l'on puisse en parler aujourd'hui. D'ailleurs cela venait de loin.

 

Jeune encore, il a fait le projet de faire une thèse sur Martin BUBER, le philosophe du dialogue. En relisant les textes de cet auteur, je me suis dit que cela correspondait parfaitement à Fernand. Il s'en était sans doute inspiré ou du moins il s'était retrouvé dans la pensée de cet auteur.

 

De thèse, il n'a bientôt plus été question. Eh oui! cela n'aurait pas encore pu être parfait ou bien cela aurait duré indéfiniment.  Mais de la pensée, nous en avons fait pendant des années notre ordinaire : tous les livres ont été lus, traduits, commentés, discutés, parfois même paraphrasés. Il y a même des textes qui ont été écrits par l'un et par l'autre. Pour le travail nous en sommes restés là, mais sans doute cette effervescence nous a quelque peu transformés. Il y a eu probablement beaucoup d'événements qui ont contribué à cette collaboration. Comme dit BUBER " L'homme devient je au contact du tu. "

 

J'éprouve aujourd'hui le besoin de lire quelques textes que nous avions lus ensemble, lus et approuvés :

 

Dans le premier, Martin BUBER raconte sa première expérience de relation :

 

 

 

 

 

"à l'âgc de onze ans, lorsque je passais l'été dans la ferme de mes grands-parents, j'avais coutume de me glisser dans l'écurie, chaque fois que je pouvais le faire sans être observé, et de caresser la nuque de mon favori, un cheval gris pommelé à la forte encolure. Ce n'était pas pour moi un simple petit amusement, c'était un grand événement ; un bon et agréable événement, certes, mais qui me causait aussi une profonde émotion.. Si je devais l'interpréter aujourd'hui en partant du souvenir très vivace qu'en a gardé ma main, voici ce que je dirais : la bête me faisait éprouver l'Autre, l'énorme Altérité de l'Autre, mais une altérité, qui ne demeurait pas étrangère, comme chez le bœuf et le bélier ; qui souffrait, au contraire, que je m'en approche, que je la touche. Quand je passais la main sur la puissante crinière, parfois curieusement lissée au peigne, d'autres fois tout aussi étonnamment échevelée, et que je sentais vivre sous mes doigts la chose vivante, c'était comme si l'élément de vitalité lui-même était contigu à ma peau, quelque chose qui n'était pas moi, pas moi du tout, pas familier du tout à mon Je ; c'était, précisément et bien palpablerment, l'autre, et pas simplement quelquc autre, mais réellement l'Autre lui-même ; et il me permettait néanmoins de m'approchcr de lui, et se confiait à moi et se tutoyait élémentairement avec moi. Très calmement, même si je n'avais pas encore commencé à lui verser de l'avoine dans sa mangeoire, le cheval levait sa tête pesante, les oreilles bougeant de leur propre mouvement. Puis il soufflait doucement, comme un conjuré donne à ses camarades un signal qu'ils devront être seuls à percevoir. J'étais confirmé. Mais une fois - qu'avait-il le petit garçon? je n'en sais rien, c'était en tous cas bien enfantin - j'ai songé pendant ma caresse au plaisir que j'y prenais, et tout à coup j'ai senti ma main. Le jeu continuait comme d'habitude, mais quelque chose avait changé, ce n'était plus cela. Et lorsque le lendemain, après avoir abondamment donné à manger à mon ami, je lui grattais la nuque, il ne leva pas la tête. "

 

 

 

Et Buber explique :

 

"Le monde de la relation s'établit dans plusieurs sphères : La première est celle de la vie avec la Nature. La relation y est obscurément réciproque et non explicite. Les créatures se meuvent en notre présence, mais elles ne peuvent venir jusqu'à nous et le Tu que nous leur adressons bute au seuil du langage.

 

La deuxième est la vie avec les hommes. La relation y est manifeste et explicite. Nous pouvons y donner et y recevoir le Tu."

 

 

 

Et puis notre auteur a une quantité de formules pour montrer cette relation du Je au Tu :

 

 

 

"La relation avec le Tu est immédiate. Entre le Je et le Tu ne s'interpose aucun jeu de concepts, aucun schéma et aucune image préalable, et la mémoire elle-même se transforme quand elle passe brusquement du morcellement des détails à la totalité."

 

 

 

"Entre le Je et le Tu il n'y a ni buts, ni appétit, ni anticipation ; et les aspirations elles­-mêmes changent quand elles passent de l'image rêvée à l'image apparue. Tout moyen est obstacle. Quand tous les moyens sont abolis, alors seulement se produit la rencontre."

 

 

 

 

 

"Cela ne signifie pas que le Toi soit situé hors de ce monde-ci, mais seulement hors de ce monde empiriquement et objectivement conçu. Mais si l'on prend ce monde dans sa plénitude et sa vérité, alors « toutes choses vivent dans la lumière » du Toi. "

 

 

 

Je finirai par  ces quelques mots sur la communauté, la communauté que nous sommes ici les amis de Fernand, une communauté que BUBER distingue de la collectivité :

 

 

 

"La collectivité n'est pas liaison, elle est faisceau : un individu mis à côté de l'autre, dans le même paquet, tous équipés en commun, alignés en comnun, et d'homme à homme tout juste assez de vie pour stimuler le pas. La véritable communauté, celle en devenir (nous ne connaissons qu'elle, jusqu'ici), c'est quand une pluralité de personnes ont cessé d'être-les-uns-à-côté-des-autres et deviennent un les-uns-auprès-des-autres;  et si elles se dirigent toutes ensemble vers un même but, elles n'en éprouvent pas moins,  partout, un mouvement de mutuelle rencontre, une dynamique confrontation, un flot mouvant du Je au Tu. La communauté est là où se fait la communauté. La collectivité se fonde sur un dépérissement organisé des qualités qui constituent la personne ; la commu­nauté sur leur intensification et sur leur comfirmation dans la mutualité."

 

Fernand COMTE

 

19 septembre  2014

 

Fernand@fernandcomte.fr

 

 

 

 

 

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Commentaires

26.07 | 19:16

Je viens de lire un peu plus tes articles. j'ai ouvert le blog. Ils mettent en mots, en ordre les pensées que j'essaie d'ébaucher. je vais continuer.

...
13.08 | 01:08

Bonsoir Fernand, c'est avec plaisir que je viens de decouvrir votre blog. Amities, Lucian

...
13.01 | 20:53

bonsoir Fernand. J'ai lu hier votre magistrale démonstration sur l'endettement et ce soir vos voeux de 2014. Cela m'a beaucoup touchée.

...
26.07 | 19:17
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